Le cancer, c’est quoi ?

Le terme « cancer » regroupe plusieurs maladies qui se caractérisent par la multiplication et la propagation anarchiques de cellules anormales.

Un cancer peut être dû à des facteurs externes comme les facteurs environnementaux, le mode de vie,… ou à des facteurs internes  comme des mutations héréditaires, des hormones, ou un dérèglement du système immunitaire.
 
Un cancer peut être soigné par un traitement particulier ou par une combinaison de plusieurs traitements. Parmi les traitements envisageables contre le cancer, on retrouve : la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, l’immunothérapie ou les traitements ciblés.
 

Comment le cancer évolue-t-il ?

En 2013, nous avons enregistré 65.487 nouveaux diagnostics de cancer, 34.542 chez les hommes (53%) et 30.945 chez les femmes (47%).
 
Le Registre du cancer* comptabilise qu'en 2025, 12.000 nouveaux diagnostics seront posés de plus qu'en 2013: en 2025, l'estimation du nombre de nouveaux cas de cancer est d'environs 78.000.
 
En 2025, le risque de développer un cancer sera presque aussi élevé pour les femmes que pour les hommes.
 
Chez les hommes, cette augmentation du nombre de tumeurs sera principalement due au vieillissement et à la croissance démographique, tandis que chez les femmes, une augmentation supplémentaire est attendue en raison de l'augmentation des comportements tabagiques.

Quel cancer est le plus dévastateur chez l’adulte?

En termes de mortalité :
 
Le cancer du poumon est le cancer le plus agressif chez les hommes en termes de mortalité. En 2012, 4.577 hommes sont décédés d’un cancer du poumon.
 
Le cancer du poumon est très souvent diagnostiqué trop tard, le patient est alors inopérable et la chimiothérapie n’est pas curative. La survie relative à 5 ans du cancer du poumon en Belgique (2004-2012) est de 17%.
 
Une des formes de cancer du poumon - le cancer à petites cellules - est très agressive car même si cette tumeur pulmonaire est très petite, il peut y avoir des métastases partout dans le corps. Sauf exception, on ne peut pas opérer de tels patients.
 
Le cancer du sein, est le cancer le plus fréquent chez les femmes en termes de mortalité. En 2012, 2.312 femmes sont décédées d’un cancer du sein.
 
En termes de survie:
 
Le mésothéliome et le cancer du pancréas sont les cancers les plus dévastateurs. Ce sont les 2 types de cancer avec une survie relative à 5 ans de moins de 10%.
 
Ils sont suivis par le cancer du poumon et le cancer de la vésicule biliaire qui ont une survie relative à 5 ans inférieure à 20%.
 

Quels grands progrès ont été accomplis ces dernières années ?

Les grands progrès accomplis en cancérologie sont les médicaments ciblés et l’immunothérapie.
 
Il y a une dizaine d’années, la leucémie myéloïde chronique était sans traitement permettant d’arrêter son évolution. Aujourd’hui,  les médicaments ciblés permettent d’endormir la leucémie pour de très nombreuses années. Certains patients paraissent même guéris, ce qui ne se produisait jamais auparavant.
 
Il y a quelques années, on ne disposait d’aucun traitement pour stopper la progression d’un mélanome avec métastases. Aujourd’hui, des médicaments ciblés et l’immunothérapie offrent à une proportion importante de patients une rémission de longue durée.
 
Parmi les grands progrès, les greffes de cellules souches dans les leucémies ont augmenté le taux de guérison des leucémies aiguës en particulier.
 

Quelle part à joué le Télévie dans cette recherche ?

  • Grâce au Télévie, plus de patients peuvent bénéficier d’une greffe de cellules souches.
  • Des recherches Télévie ont permis de mieux comprendre certaines complications de certains cancers (comme le GVH-D ou réaction du greffon contre l’hôte) et de rendre cette complication moins grave.
  • Des chercheurs Télévie étudient les anomalies des gènes dans les leucémies et dans les cancers. Ce sont leurs recherches qui permettent de découvrir de nouveaux médicaments ciblés.
  • Des chercheurs Télévie ont contribué très significativement à comprendre pourquoi notre corps se défend mal contre  le cancer. Grâce à ces découvertes, l’immunothérapie a pu voir le jour !  

Sur quoi faut-il accentuer la recherche de demain ?

C’est un fait : la recherche est notre meilleure arme contre le cancer !
  • Il faut à tout prix s’attaquer aux cancers qui tuent plus de 90% des patients et pour lesquels il n’y a pas actuellement de traitements efficaces !
  • Il faut mieux comprendre et identifier les anomalies clés qui rendent ces cancers si méchants et imaginer de nouveaux traitements ciblés. Les cancers du poumon, les cancers du pancréas, les glioblastomes, sont des cancers très agressifs auxquels il faut s’attaquer maintenant !
  • Il faut aussi progresser dans les types de cancers pour lesquels on a aujourd'hui des traitements efficaces, mais au prix de complications à court ou à long terme assez graves.
Aujourd’hui, des  traitements classiques (chirurgie, chimiothérapie classique, radiothérapie classique) sont utilisés contre ces maladies. A l'avenir, il faudra des traitements nouveaux (médicaments ciblés, immunothérapie,..) qui soient aussi efficaces que les traitements classiques mais avec moins de complications.
Il faut continuer à chercher…
 

Le bilan aujourd’hui

Le risque de mourir d'un cancer diminue année après année. Ce risque diminue 3 fois plus vite chez les hommes (-1.6% par an) que chez les femmes (-0.5% par an).
 
De plus, les chances de survie après un diagnostic de cancer ont augmenté ces dernières années.
 
Les causes sont multiples :
  • Meilleures techniques de diagnostic telles que des techniques d'imagerie médicale plus sensibles
  • Meilleur dépistage qui permet un diagnostic précoce des lésions.
  • Amélioration du traitement et ce, à différents niveaux: les techniques chirurgicales moins invasives, des traitements de radiothérapie optimalisés, de nouveaux agents de chimiothérapie,...
  • Meilleure connaissance des caractéristiques des tumeurs qui permet de réaliser un traitement plus ciblé et personnalisé.
* Sources : Registre du Cancer

Les chiffres d’incidence de 2013 sont les chiffres les plus récents disponibles. La Fondation Registre du Cancer a notamment pour mission l’enregistrement des nouveaux cas de cancers et le contrôle de la qualité des données récoltées. Ces activités respectent scrupuleusement les standards internationaux afin de publier des données fiables (en particulier en termes de validité et d’exhaustivité). Les efforts réalisés expliquent ce délai d’environ 18 mois entre l’année d’incidence et l’année courante de publication (un délai comparable est observé au niveau international).