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C’est en voyageant qu’on forme le chercheur

C’est en voyageant qu’on forme le chercheur

Ils consacrent leur temps et leur énergie à tenter d’observer et comprendre la maladie. Ils sont jeunes doctorants, professeurs ou chefs d’unité et tous œuvrent pour un même combat. On lève un coin de voile sur la mobilité des chercheurs. Pourquoi est-il intéressant pour nos chercheurs de partir à l’étranger ?  Portrait de Basile Stamatopoulos, chercheurs ULB Télévie.

Grâce à vos dons, aujourd’hui, 180 chercheurs travaillent pour faire reculer la maladie. 

Qui sont ces chercheurs ?

Souvent ce sont des doctorants, donc de jeunes scientifiques qui ont récemment obtenu leur master et qui désirent poursuivre une carrière académique au sein d’une université. Certains décident de prolonger cette expérience par un post-doctorat, qu’ils réalisent souvent dans une autre unité de recherche.

La mobilité c’est quoi ? 

Pour réaliser ce post-doctorat, les chercheurs peuvent changer de sujet, ou de techniques scientifiques, ou réaliser leur post-doctorat à l’étranger. C’est donc souvent à ce moment de leur carrière qu’ils ont l’occasion de s’ouvrir au monde en partant dans un autre pays.
 
Les bourses Télévie ne financent pas à proprement dit les voyages des chercheurs. Pourtant, la commission scientifique du FRNS encourage fortement la mobilité internationale des chercheurs dans le sens d'un enrichissement mutuel des connaissances.

L’expérience du docteur Basile

"La mobilité est source d’expérience extraordinaire" commente le Dr Basile Stamatopoulos, chercheur à l’ULB. "En ce qui me concerne,  je suis parti me perfectionner deux ans en Angleterre à l’université d’Oxford.  Ça m’a permis de bénéficier d’équipements technologiques dont l’accès est limité en Belgique, notamment un séquenceur de génomes à plus d’un million d’euros. J’ai pu ainsi développer mon hypothèse et la valider sur un second groupe de patients".
 
Au terme de ce séjour anglais, le voici de retour en Belgique.  A 35 ans, Basile n’a toujours pas de poste fixe et dépend de financements comme celui du Télévie. "Ca fait 5 ans que je suis payé par le Télévie et chaque année, je redemande des fonds pour bénéficier d’une prolongation d’un an". Il explique que, sans l’aide du Télévie, il aurait surement arrêté la recherche. 
 
Pour Basile, la mobilité est clairement à encourager et ce, à tous les niveaux de la carrière académique. "Travailler dans un autre labo est extrêmement formateur. Le chercheur continue à se spécialiser. Il est confronté à de nouvelles techniques, il développe de nouvelles compétences. À ces nouvelles richesses scientifiques viennent s’ajouter la découverte d’une autre culture et l’apprentissage d’une langue"
 
Mais ce n’est pas toujours facile de tout quitter ; "Au début, j’étais réticent à l’idée de partir, car j’étais dans ma zone de confort, je travaillais bien et j’étais productif dans l‘environnement que je connaissais. J’ai dû travailler avec des gens que je ne connaissais pas, mais je ne regrette rien, car c’était une expérience tellement utile dans mon parcours de vie", raconte le docteur. 
 
La mobilité des chercheurs est désormais vue comme une nécessité pour interconnecter les différentes unités de recherche de par le monde.
 
C’est pourquoi le Télévie encourage les chercheurs à voyager aux bénéfices de la recherche et, ce faisant, de la guérison des malades.