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90 ans de « Liberté de Chercher »

C’était en 1928, il y a 90 ans, que le Fonds National de la Recherche Scientifique voyait officiellement le jour. L’institution est rapidement devenue un pilier du monde scientifique belge et rayonne aujourd’hui encore comme un des principaux soutiens à la recherche fondamentale. C’est elle qui, grâce à votre générosité, mandate les chercheurs Télévie et leur offre cette formidable « liberté de chercher » que même S.M. le Roi a saluée.

De prestigieux invités étaient réunis ce mardi 29 mai à la Chapelle musicale Reine Elisabeth à Waterloo pour fêter les 90 ans du FNRS. Ce fut l’occasion de célébrer cette institution, « outil indispensable à la production de nouveaux savoirs fondamentaux, à l’accumulation de connaissances et à l’innovation conceptuelle », affirma le Pr. Yvon Englert, recteur de l’ULB et Président du F.R.S.-FNRS. Il s’agissait aussi de célébrer la  science et la recherche en elles-mêmes.

La recherche pour assurer l’avenir

« La recherche fondamentale constitue l’âme de la science et du progrès », déclara ainsi le Roi Philippe dans une allocution qui faisait écho à un autre discours royal, vieux de 90 ans et toujours si percutant. En 1927, le roi Albert Ier prononçait en effet un discours qui donna l’impulsion à la constitution par mécénat du FNRS : «  La science pure est la condition indispensable de la science appliquée. Le sort des Nations qui négligent la science et les savants est marqué par la décadence ». Convaincu par son arrière-grand-père, le Roi Philippe rappela que « c’est en promouvant la science qu’un pays assure son avenir ». Et conclut: « Puisse le FNRS et le FWO garder la liberté de chercher indispensable pour ouvrir de nouveaux horizons ».

Du temps pour le développement

Cette liberté de chercher est, aux côtés de l’excellence scientifique, « la valeur fondamentale du FNRS », souligna ensuite Véronique Halloin, Secrétaire générale de l’institution. Erigée en logo, elle se manifeste par la liberté dans le choix des thématiques scientifiques des projets déposés par les chercheurs et par l’acceptation d’une « imprédictibilité des résultats ». Autrement dit, il faut consentir à ce que les délais entre la recherche et l’invention valorisable soient parfois très longs.

Egalement présent à la cette cérémonie d’anniversaire, Jean-Claude Marcourt, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias de la FWB, ne dit pas autre chose. « Le FNRS est une institution unique où le rapport au temps s’inscrit dans la longévité, une institution qui fait fit de l’immédiateté et de la culture du court terme ». Le Vice-Président du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles rappela ainsi que les travaux d’Albert Einstein sur la théorie de la relativité générale, forts abstraits au premier coup d’œil, trouvent un accomplissement essentiel dans le fonctionnement de nos GPS… Presque cent ans ont coulé entre la découverte fondamentale et sa version appliquée.

Recherche fondamentale et Télévie

La recherche fondamentale, en amont de la chaine d’innovation, est donc à l’origine de tous les possibles. Si les chercheurs du Télévie ne travaillent pas directement à la production de médicaments contre le cancer, comme le ferait une firme pharmaceutique, ils mènent des recherches qui sont à la base de la compréhension des mécanismes de la maladie et qui permettent d’en découvrir les remèdes. En 30 ans, les résultats sont déjà éblouissants.